Certibiocide, vous connaissez ? Depuis le 1er janvier 2026, cette certification est devenue obligatoire pour de nombreux professionnels de la piscine qui manipulent des produits désinfectants. Marc Panis, commercial France chez Fluidra et formateur Certibiocide, répond aux questions essentielles : qui est concerné, quels produits, et que risque-t-on en cas de non-conformité ?
Certification Certibiocide : quels enjeux pour les pros ?
Marc Panis détaille les enjeux de la certification Certibiocide aux côtés de Pauline Kara Mikinda sur Pool Pro Time.
Abonnez-vous à Pool Pro Time via votre plateforme d'écoute préférée !
Pour ne manquer aucun épisode de Pool Pro Time, abonnez-vous dès maintenant sur la plateforme d'écoute de podcast que vous utilisez. Vous recevrez une notification dès qu'un épisode sortira. Vous pouvez retrouver les actualités du secteur sur Facebook et LinkedIn @eurospapoolnews, mais aussi sur notre site www.eurospapoolnews.com/podcasts-fr/
Transcript de l'épisode
Pauline Kara Mikinda : Bienvenue sur le podcast Pool Pro Time, le podcast des pros de la piscine.
Pool Pro Time, c'est le premier podcast français créé pour les professionnels de la piscine et du spa.
Avant de démarrer la journée, devant un café ou tout simplement en route pour le chantier, prenez le temps d'écouter les conseils, les actualités et les parcours inspirants de ceux qui font et ont fait l'univers de la piscine.
Ce podcast est produit par IMC, le groupe média numéro 1 dans l'univers professionnel de la piscine et du spa en France et à l'international, qui vous livre les actualités du secteur tous les deux mois avec le magazine papier Spécial PROS ou en continu sur internet avec eurospapoolnews.com et ses réseaux sociaux associés.
Pool Pro Time, c'est votre rendez-vous toutes les deux semaines.
Je suis Pauline et c'est parti pour l'épisode du jour !
Je suis très heureuse aujourd'hui de vous retrouver dans un nouvel épisode de Pool Pro Time autour du sujet de la chimie et du traitement de l'eau, puisque nous allons aborder la certification Certibiocide. Pour cela, je reçois Marc Panis, expert du sujet, qui nous partage toutes les infos sur la formation et la certification Certibiocide. Je vous laisse avec l'épisode.
Bonjour Marc, comment vas-tu ?
MP : Bonjour Pauline, la saison démarre, il fait beau. C'est très agréable. On a déjà les piscines qui sont ouvertes. Tout va bien. On est positifs pour cette saison.
PMK : Super. C'est une bonne information parce qu'à l'heure où on enregistre, effectivement, on est au mois de juin. Je crois que l'épisode va sortir un petit peu plus tard. Mais en tout cas, en début de saison, tu es assez positif.
MP : En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'on a eu Pâques qui a démarré tôt, dont tout le monde a réouvert les piscines, même si après le temps n'a pas été formidable. Là, on a quand même les bonnes chaleurs qui s'installent sur fin mai, début juin. Et surtout, on a des professionnels qui sont positifs avec de la demande, toujours d'arénaux. Ça, ça fait plaisir à entendre pour notre profession, en fait.
PMK : Merci pour cette petite parenthèse positive pour commencer, Marc. Mais avant de démarrer le sujet du jour, je voulais te laisser te présenter pour nos auditeurs.
MP : Alors, moi je m'appelle Marc Panis, je travaille chez Fuidra, Commercial France, et je suis arrivé dans le milieu de la piscine un petit peu par hasard, il faut le dire. Au début, quand j'étais jeune, quand j'étais étudiant, après mes études, j'ai travaillé pendant trois ans au sein du PSN en tant qu'acheteur et responsable logistique, donc là on n'est pas du tout dans la piscine. Et puis, j'ai vu passer sur Perpignan une petite annonce qui a retenu mon attention. Voilà, c'était « Société en pleine expansion, recherche gérant pour sa nouvelle filiale spécialisée dans les produits de traitement de piscine ». Donc, j'étais curieux. J'ai dit, tu vas aller à un entretien, ça ne t'engage à rien. Mais j'avais envie. J'ai fait plusieurs entretiens. À la suite de ces entretiens, on m'a proposé carrément à 25 ans le poste de gérant. Je ne l'ai pas trop senti. Je ne connaissais pas la profession, en fait. Donc, j'ai refusé ce poste. Par contre, je leur ai dit, si vous avez quelque chose à me proposer, là, ils m'ont proposé d'aller sur le terrain au contact des professionnels pour apprendre le métier. C'est ce que j'ai accepté.
PMK : D'accord. En fait, toi, tu as vraiment démarré. Justement, quand tu dis sur le terrain, c'était sur quel type de terrain ?
MP : Eh bien, en fait, on m'a dit, voilà, on vous propose la moitié de la France coupée en deux côté ouest. Vous serez technico-commercial. Et à l'époque, technico-commercial, ça voulait dire quelque chose. Ce n'était pas que commercial, c'est-à-dire quand on proposait des produits, on avait le côté vraiment technique, c'est-à-dire qu'on était formé en amont et on proposait des solutions aussi techniques. Alors c'est vrai que moi j'ai appris beaucoup au niveau des professionnels pendant toutes ces années, mais aussi en interne puisqu'on a eu de la formation quand j'ai démarré chez CTX Piscine, ça s'appelait CTX Piscine. J'ai eu plusieurs ingénieurs chimistes qui se sont succédés. Je pense notamment à M. Castelthor qui m'a un peu tout appris, qui en plus parlait aussi français. Voilà, donc j'ai démarré sur le terrain comme technico-commercial. Par la suite, une fois que j'ai quitté ce poste de technico-commercial de terrain, puisqu'il y a eu des évolutions dans la société, on m'a proposé un poste de directeur technique chez Syntex et CertiKing. Là, ça m'a permis d'aller au-delà du traitement de l'eau, puisque j'ai appris le côté hydraulique, le côté central de régulation et de contrôle, les pompes à chaleur, les désus... tout ce qui touchait à l'eau et pas que le côté chimique. Ça, ça m'a enrichi, bien sûr. Et ça m'a permis, justement, de me professionnaliser et de mieux comprendre le fonctionnement global au-delà de la simple chimie de l'eau, en fait.
PMK : Et aujourd'hui, toute cette expérience, ça représente combien d'années dans le secteur de la piscine ?
MP : C'est plus qu'avec mon ex-femme ! Aujourd'hui, c'est 31 ans chez Fuidra. C'est une maison où je m'y sens bien. 31 ans où j'essaye de mon mieux de résoudre des problèmes d'eau rencontrés par nos clients, d'essayer de comprendre les problèmes, de trouver des solutions durables et adaptées à chaque situation. Ça fait plus de 20 ans que je fais de la formation maintenant chez Fuidra. J'essaye d'aider au mieux les professionnels de la piscine, professionnels des métiers de la piscine, il y a plusieurs métiers. On parle d'équilibre de l'eau, de chimie, mais on parle aussi des risques liés aux produits, aux bonnes pratiques techniques. Et l'idée, je leur dis toujours, c'est essentiel de bien comprendre avant d'intervenir et d'éviter les erreurs de terrain. Voilà, ça c'est ce que je fais chez Fuidra. Après, je consacre aussi un petit peu de mon temps à la Fédération des professionnels de la piscine et du spa, où là on a un échange sur la veille réglementaire avec la commission HSE dont je fais partie. On voit que c'est un secteur, quand même, le milieu de la piscine qui évolue rapidement, surtout au niveau de la réglementation, des aspects techniques, environnementaux. Voilà, donc tout ça, c'est important aussi d'être imprégné de la réalité du quotidien, mais aussi des contraintes de terrain, technique, réglementaire, et d'avoir un petit peu cette vision globale sur les enjeux liés au traitement de l'eau. D'abord, les professionnels, il faut toujours qu'ils aient en tête que l'eau des piscines doit être désinfectée, désinfectante, pour assurer la sécurité des baigneurs. Mais aussi, il faut prendre en compte que c'est un risque chimique et que c'est important de bien connaître la partie chimie avec les risques. Et naturellement, c'est vrai que je suis devenu formateur pour le Certibiocide désinfectant agréé par le ministère de la Transition écologique, justement pour éclairer un petit peu plus notre profession sur les risques, les bonnes pratiques.
PMK : Dans un monde qui évolue très vite et aussi dans l'univers de la piscine, moi j'aime bien reparler des fondamentaux. C'est pour ça que je suis très contente aujourd'hui qu'on puisse aborder le sujet du Certibiocide. C'est un thème dont on a beaucoup entendu parler ces derniers temps. Donc tu vas pouvoir nous en parler un peu plus profondément. Déjà, est-ce que tu peux nous expliquer qu'est-ce que c'est que le Certibiocide ? Est-ce que c'est une norme, une réglementation, une formation ? Je veux bien que tu nous fasses un point à ce sujet.
MP : Alors c'est vrai que ce Certibiocide délivré par le ministère de la Transition écologique, c'est un certificat. C'est un certificat qui s'applique aux professionnels qui manipulent des produits à usage professionnel. Alors, on peut avoir des professionnels qui manipulent des produits à usage mixte, c'est-à-dire à la fois pour le grand public et pour le professionnel. Mais ce qui est intéressant dans ce certificat, c'est qu'il met le doigt là où ça fait mal. Il fait prendre conscience vraiment à notre profession des risques. Des risques sur la manipulation des produits, des risques sur le stockage, sur le transport, des risques à la fois sur les gens qui sont dans la piscine, mais sur les gens qui traitent les piscines, comment ils sont exposés, et le risque environnemental qui concerne l'humanité. Donc, ce certificat, c'est vrai qu'il répond à une obligation réglementaire, puisque quand on a un produit qui a été enregistré avec une autorisation de mise sur le marché que pour un usage professionnel, si on veut l'utiliser, il faut qu'on ait le Certibiocide désinfectant.
PMK : Et dans le secteur de la piscine, quels sont les produits qui peuvent être concernés ?
MP : Alors, ce qui est paradoxal par rapport à ce certificat, c'est qu'on peut avoir le même produit avec la même concentration et dans certains cas, il a été enregistré pour un usage exclusivement professionnel. Et dans un autre cas, il peut être enregistré avec un usage mixte. Prenons un exemple. On a, concernant certains produits désinfectants, les chloro-liquides, hypochlorites de sodium. Et au-delà de la concentration, on peut avoir le même produit qui est soumis ou non au Certibiocide. On peut avoir des pastilles d'hypochlorite de calcium. On peut avoir des bidons de peroxyde d'hydrogène concentré. On peut avoir des désinfectants de surface pour les plages, mais aussi pour les gens qui ont une double activité avec des pompes à chaleur, des désinfectants pour des climatiseurs et des pompes à chaleur. Ils vont utiliser des produits où il y a une autorisation de mise sur le marché parce que le produit est considéré comme dangereux, comme pour les professionnels. Et donc, ils sont obligés de passer cette journée de formation de 7 heures. Alors, nous, c'est le Certibiocide désinfectant, puisqu'on parle de désinfectant dans le milieu de la piscine. Mais il y a d'autres Certibiocides contre les nuisibles, contre plein de choses. Il y a plusieurs catégories. Nous, c'est uniquement le Certibiocide désinfectant.
PMK : Du coup, concrètement, pour les professionnels de la piscine, à quoi elle sert la certification ?
MP : Elle sert surtout à continuer à acheter des produits qu'ils achetaient avant. C'est-à-dire que quand on achète des bidons de peroxyde hydrogène concentré chez Fuidra, il est soumis à autorisation de mise sur le marché comme produit uniquement en usage professionnel. Donc, pour éviter le refus d'approvisionnement, il faut avoir le certibiocide désinfectant. Ensuite, ça répond aussi aux exigences des fournisseurs. Ça sécurise l'activité en cas de contrôle administratif. On a un petit peu ce professionnel qui dit, voilà, moi, je suis conscient des enjeux, je suis conscient des risques et je forme mes équipes. Même si tous les produits que je n'utilise pas sont soumis au certibiocide désinfectant, ça me donne les bonnes pratiques, les risques et qu'est-ce que je dois faire pour protéger à la fois les utilisateurs de la piscine, mes équipes qui font le traitement de l'eau, quand je transporte, quand je stocke, etc. Il y a beaucoup d'ailleurs de questions au niveau des professionnels sur le stockage et sur le transport lors de ces formations.
PMK : Il y a un sujet effectivement de sécurité, de santé, mais comment est-ce que justement on en est venu à ce certificat et du coup à cette formation ? Quelle est l'histoire ? Pourquoi la formation a été créée ?
MP : Alors cette formation a été créée parce qu'en fait les autorités se sont aperçues que sur les dix dernières années, au-delà de l'épisode Covid où on a utilisé beaucoup de gel hydroalcoolique, on avait une explosion de l'utilisation à la fois chez les professionnels et chez les particuliers de produits désinfectants. Est-ce qu'il y a dix ans, il y avait plus de bactéries, de germes dans l'air et de virus ? La réponse est non. On a le même environnement et notre air, notre peau, notre estomac : toutes les bactéries ne sont pas pathogènes. Tous les germes ne sont pas pathogènes, heureusement. On a des bactéries, des bonnes bactéries, par exemple, qui nous aident à la digestion. Il y avait un petit peu l'autorité compétente, qui est le ministère de l'Écologie, qui a dit que ce serait bien un petit peu d'harmoniser les formations au niveau des professionnels, de donner un petit peu les bonnes pratiques puisque l'idée vraiment derrière, au-delà de la prévention des risques pour la santé humaine et pour l'environnement, c'est vraiment de dire aux professionnels : vous utilisez des produits désinfectants, on vous demande de les utiliser à la juste dose. Et c'est ce que je dis, moi dans mes formations. Ça ne sert à rien d'avoir en permanence dans un bassin privé 10 mg par litre, 10 ppm de chlore. Ça ne sert absolument à rien. Au contraire, on sait que quand on utilise des désinfectants hors normes, on va dire hors des doses prescrites, l'eau, les germes peuvent créer des résistances, comme les antibiotiques. Quand on utilise des anti-algues de manière récurrente, alors que ça ne sert à rien, on n'a pas d'algues, on va créer des résistances à l'algue. Le jour où on aura l'algue, on va mettre deux produits, ça ne marchera pas. L'idée, c'est vraiment d'utiliser les produits avec vraiment le bon dosage. L'idée, c'est de faire prendre conscience aux professionnels que dans leur pratique, ils doivent changer leur pratique. Et surtout, c'est eux les prescripteurs pour les bonnes pratiques pour le particulier. C'est pour ça que je milite pour que les produits de traitement en piscine soient commercialisés que par les professionnels des métiers de la piscine et pas par des enseignes qui vendent de tout. C'est un autre sujet qui est vaste, mais c'est intéressant de le dire.
PMK : Oui, tout à fait. C'est vrai que je comprends par rapport à tous ces risques. Est-ce que tu vois qu'il y a quand même, malgré tout, des professionnels qui ne se forment pas ou qui hésitent à se former au Certibiocide ? Qu'est-ce que tu dirais justement à ces gens-là qui ne sont pas tout à fait convaincus de la nécessité de se former ?
MP : Je leur dis aujourd'hui, dans votre quotidien, vous manipulez des produits corrosifs, oxydants, irritants, toxiques. En cas de mauvais mélange, il y a encore des accidents aujourd'hui qui arrivent. Et c'est bien de mieux comprendre ces risques liés à leur utilisation. Donc, en fait, cette formation, elle permet d'apporter des connaissances très pratiques sur les incompatibilités chimiques entre les chlores, les acides et les réactions entre les oxydants, par exemple, les bonnes conditions de stockage, le choix des EPI, des équipements de protection individuelle, qu'est-ce qu'il faut faire en cas d'accident, les impacts, je l'ai dit, sur la santé et sur l'environnement. C'est vraiment l'idée de sécuriser les pratiques au quotidien. Donc, je leur dis, même si aujourd'hui, vous utilisez des produits à usage mixte et professionnel et pour le grand public, faites cette formation certification désinfectant. Ça vous apportera vraiment un plus dans la compréhension de nos métiers.
PMK : Parce que la formation, du coup, elle donne vraiment des connaissances pratico-pratiques, on va dire.
MP : Tout à fait. Moi, je donne des exemples concrets sur la prévention des accidents parce qu'il y a encore beaucoup d'accidents qui se passent en termes de stockage, en termes de transport, en termes de dégazage. Il y a des gens qui surdosent, il y a des risques de pollution. L'idée, c'est vraiment que les gens montent en compétence.
PMK : Vu que la formation est liée à une certification, je suppose qu'il faut peut-être repasser le certificat. Quelles sont les conditions ? Est-ce qu'il faut faire la formation ? Est-ce qu'il y a une fréquence ? Est-ce qu'il y a un moment où la formation se périme ? Comment ça se passe à ce niveau-là ?
MP : Déjà, c'est une formation qui n'est pas rattachée à une entreprise, mais à une personne. Ça peut être le chef d'entreprise, l'acheteur, le responsable des équipes techniques, qui passe cette formation de certificat désinfectant. Quand il l'a passée, il peut aussi former ses équipes à l'intérieur de la société. On n'est pas obligé de faire passer toute l'équipe qui fait les entretiens de piscine. Il suffit qu'il y ait une personne qui ait fait la formation et que, bien sûr, c'est rattaché à sa société. Mais ça veut dire que si cette personne change de société, il faudra que dans la société en question, quelqu'un se forme à nouveau. Ce certificat, il a 5 ans. On ne sait pas le contenu, comment il va évoluer dans les cinq prochaines années, mais il est valable cinq ans. Avec une obligation, c'est quand on achète sur le courant de l'année, par exemple, 2026, des produits qui sont soumis au Certibiocide désinfectant. Par exemple, j'ai acheté du chloro-liquide pro de chez CTX. Là, il est soumis au Certibiocide désinfectant. À la fin de l'année, je fais mon récap de mes achats. Et dans le premier trimestre 2027, je vais aller sur le portail du ministère et je vais déclarer les quantités que j'ai achetées. Alors, ce n'est pas pour être taxé, c'est que le ministère, il veut savoir un petit peu sur les prochaines années, comment l'évolution va se faire en termes de professionnels. Est-ce que les professionnels des métiers de la piscine, par exemple pour nous, utilisent plus ou moins de désinfectants ? Est-ce que la tendance est plutôt à la baisse ou la tendance est plutôt à la hausse ? C'est un petit peu cette idée qu'a mis en place le ministère pour avoir un peu ce marqueur.
PMK : Quels sont les bénéfices concrètement pour les professionnels qui sont sur le terrain de faire cette formation ?
MP : Pour moi, ça donne vraiment une image de pro. On voit que le marché de la piscine évolue rapidement. Il y a cette demande aussi des particuliers de dire, est-ce qu'il y a des traitements alternatifs ? On voit que dans la formation de Certibiocide désinfectant, on apporte des solutions en termes de traitements alternatifs. Est-ce que, par exemple, au niveau -- j'ai un camping, je viens à cette formation désinfectant parce que j'utilise des produits soumis -- est-ce qu'au niveau de mes plages de piscine, je continue à utiliser un produit pour désinfecter les plages de surface ? On voit qu'on peut avoir de la vapeur haute pression qui va tuer le germe. Donc, il y a des alternatives qui existent. Ça permet aussi, quand on a des marchés publics, de dire... nous, on a nos équipes qui sont formées aussi au certificat désinfectant. Ça donne aussi un gage de professionnalisme pour moi.
PMK : Oui, je pense aussi que ça peut prévenir de beaucoup d'accidents.
MP : Oui, alors ça c'est vraiment, pour moi, c'est quand même un point que j'aborde même dans mes formations chimie de l'eau. Aujourd'hui encore, on a des gens qui perdent la main, on a des gens qui reçoivent du chlore ou de l'acide dans les yeux, des professionnels ou alors même des particuliers chez eux, mais beaucoup de professionnels quand ils manipulent parce qu'on fait vite, on est sur plusieurs chantiers à la fois, on arrive, on vient de manger un sandwich et on ouvre un pot de chlore et là on prend des vapeurs et ça nous fait vomir. Voilà, on a des intoxications ponctuelles, mais on peut avoir aussi des intoxications à long terme parce qu'on n'a pas suffisamment de ventilation dans sa fourgonnette ou dans son lieu de stockage. Donc, moi, je pense que vraiment, pour la prévention des risques, des accidents, ce Certibiocide désinfectant, il est l'occasion aussi d'aborder cette thématique. Quand je pose la question pendant la formation : qui utilise des gants ? Qui utilise des lunettes ? Des lunettes de vue -- quoique les lunettes de vue, souvent, ont sauvé la vision de pas mal de professionnels de la piscine. Des masques ? Personne. Très peu.
PMK : Très peu.
MP : Moi, j'ai poussé pour qu'on fasse rentrer dans notre catalogue ces EPI parce que je trouve que c'est vraiment important. Les lunettes, moi je leur dis au moins les lunettes, bien sûr -- c'est mieux de tous les avoir -- mais au moins quand vous manipulez, quand vous allez dans un local technique, une projection de chloro-liquide, d'hypochlorite de sodium, une projection d'acide sulfurique à 40%, préservez-vous, préservez-vous, c'est votre santé, on n'en a qu'une, on le sait qu'elle est importante.
PMK : Complètement, Marc. Et selon toi, pourquoi cette certification devient stratégique vraiment pour l'avenir du secteur de la piscine et du spa ?
MP : Alors, elle est stratégique parce que pour moi, elle le permet aussi de dire, regardez, nous, professionnels de la piscine, on se forme. On essaye au mieux d'appliquer les bonnes pratiques. On traite parce qu'on sait qu'il faut traiter, mais on ne traite pas n'importe comment. On met la juste dose. On préserve nos clients. On leur donne la bonne expertise. On leur donne la bonne méthodologie pour traiter leur bassin. Ça, c'est important aussi d'avoir cette image au niveau de la profession et de dire qu'on est beaucoup décrié, notamment par rapport à l'environnement, par rapport au chlore, la piscine, l'eau, etc. On sait que la piscine, c'est peu gourmand en eau, qu'on peut la garder et l'utiliser pendant plusieurs années. Ce n'est pas nous qui consommons le plus d'eau au niveau national. Et cette sobriété, il faut l'avoir aussi sur l'utilisation de produits chlorés, de produits désinfectants, sur la diminution des anti-algues quand on n'en a pas besoin, et de penser aussi aux traitements de demain. Parce qu'aujourd'hui, le consommateur, il demande des électrolyseurs de sel basse salinité avec un UV pour avoir une sensation de baignade quasi naturelle. Il demande des traitements au magnésium, il demande des solutions en gros plus respectueuses de l'environnement. C'est aussi important, quand on est formé en certificat désinfectant, de se dire, nous, regardez, on a conscience des enjeux pour demain et on se forme.
PMK : Super, merci beaucoup Marc pour tes informations et pour nous rappeler justement que la santé est aussi au centre de nos actions en tant que professionnels, pour toutes les personnes qui sont autour de nous à travers aussi nos pratiques. Je vais te laisser le mot de la fin, c'est la tradition sur Pool Pro Time. Justement, tu peux aborder le sujet que tu souhaites. À toi la parole pour la dernière question.
MP : Alors, si tu n'es pas préparé, qu'est-ce que je vais dire ? Je vais dire que la piscine, c'est toujours du bonheur. Quand on utilise une piscine ou un spa, c'est quand même des moments de partage en famille, entre amis, que c'est un métier riche, riche de rencontres. En 30 ans, j'ai rencontré plein de gens chouettes, des clients qui sont devenus des amis. Je rencontre encore de nouvelles personnes et je m'enrichis puisqu'on s'enrichit les uns les autres dans nos expériences respectives. C'est vrai une petite famille, on se connaît presque tous. Ce que je trouve touchant, en tout cas en ce qui me concerne, c'est que moi j'ai vu démarrer des professionnels de la piscine qui ont passé leur affaire à leurs enfants et aujourd'hui aux petits-enfants et on a des sociétés de trois générations qui se succèdent. Ça, on voit que quand même, c'est chouette. C'est chouette, ce milieu de la piscine. Et puis, honnêtement, quand on voit les trophées de la piscine et du spa que fait la Fédération avec la récompense des plus belles piscines et des plus beaux spas, franchement, les professionnels de la piscine, vous êtes chouettes. Quand on voit les réalisations, franchement, ça donne vraiment envie. Les gens me disent... Oui, et puis la piscine, c'est aussi, il ne faut pas l'oublier, d'apprendre à nager, d'éviter la noyade. Ça, c'est hyper important pour nos enfants. Moi, j'ai deux garçons. Ils ont appris dans ma petite piscine chez moi, hors sol, de chez le géotextile. Voilà, c'est vraiment la piscine. C'est un lieu de vie. C'est un nouvel espace dans la maison : il y a le jardin, il y a la piscine. Ce n'est que des moments de partage et c'est aussi des belles réalisations. J'ai tourné un petit clip que vous allez sûrement voir dans l'actualité sur le traitement de l'eau, etc. On était sur un bassin magnifique, un environnement, mais on se dit, il y a quand même beaucoup de professionnels qui travaillent bien. Les amis me disent toujours, alors Marc, toi qui es dans le milieu de la piscine, c'est quoi le meilleur type de construction de piscine ? Il n'y a pas de mauvais produit. Malheureusement, des fois, il y a des mauvais poseurs. Mais tous les types de piscines, on peut faire des choses super. C'est vrai qu'on est sur un marché où il y a du choix. Il y en a pour tous les goûts. Et puis la piscine, c'est vraiment le secteur du bonheur. Donc, c'est un plaisir de faire partie de cet environnement.
PMK : Exactement. Merci beaucoup, Marc, pour tout ce que tu nous as partagé aujourd'hui. Et je te dis à très bientôt.
MP : Merci, Pauline. Et à très bientôt. On se voit bientôt au salon.
PMK : Oui, à bientôt.
PMK : N'oubliez pas que la certification Certibiocide est devenue obligatoire au 1er janvier 2026 et comme l'a répété Marc, il est indispensable de se former pour préserver la santé de tous et pour faire en sorte que la piscine reste l'univers du plaisir et du bonheur. Je vous remercie pour votre écoute et votre fidélité et je vous dis à très bientôt dans un nouvel épisode de Pool Pro Time.
Si vous avez aimé cet épisode, je vous invite à le partager autour de vous, que ce soit auprès de vos collègues et partenaires, ou encore sur vos réseaux sociaux.Pour ne manquer aucun épisode de Pool Pro Time, abonnez-vous dès maintenant sur la plateforme d'écoute de podcast que vous utilisez.Vous recevrez une notification dès qu'un épisode sortira.Je compte sur vous pour m'envoyer vos idées, vos envies, vos retours par rapport à cet épisode, mais aussi aux autres.Vous pouvez retrouver les actualités du secteur sur Facebook et LinkedIn, mais aussi sur le site eurospapoolnews.com.
Hâte de vous retrouver dans le futur épisode, à bientôt !





