Habilitation, matériel obligatoire, responsabilité pénale du gérant... Manuel Martinez, expert membre de la CNEPS, détaille dans cet épisode les deux obligations légales des employeurs en matière de sécurité électrique des piscines, et les risques encourus en cas de non-respect.

Sécurité électrique : êtes-vous vraiment en règle ?

Manuel Martinez détaille les obligations de sécurité électrique aux côtés de Pauline Kara Mikinda sur Pool Pro Time.

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Transcript de l'épisode 

Pauline Kara Mikinda : Bienvenue sur le podcast Pool Pro Time, le podcast des pros de la piscine.

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Je suis Pauline et c'est parti pour l'épisode du jour !


Cet épisode de POOL PRO TIME vous est présenté en partenariat avec Les Salins du Midi, entreprise française qui depuis des générations maîtrise la production de sel, de la récolte à la commercialisation.

Ils proposent une large gamme de sels sous la marque AquaSwim conçus pour le traitement des piscines équipées d'électrolyseurs. Notamment le produit AquaSwim acti+, pastilles de sels multifonctions combinant une action anticalcaire et une protection anticorrosion.


Aujourd'hui, on aborde la sécurité électrique des piscines avec Manuel Martinez. Un sujet très important qui fait écho aux normes NFC 15-100 et NFC 18-510. Dans cet épisode, Manu nous parle des obligations des gérants et nous partage ses conseils pour opérer en toute sécurité sur la partie électrique des piscines. Je vous laisse avec cet épisode assez sérieux, mais abordé en toute sympathie comme d'habitude avec Manu.

PMK : Bonjour Manu, comment vas-tu ?

MM : Bien, merci et toi Pauline ?

PMK : Ça va super, merci. Manu, pour commencer cet épisode, je te laisse te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas.

MM : Alors donc, Manu Martinez, je gère le centre de formation de Pierre Latte et je suis expert membre de la compagnie CNEPS, qui est une compagnie d'experts en piscine, et ma spécialité, c'est l'électricité en piscine.

PMK : Et on avait déjà fait un épisode, toi et moi ensemble, sur le sujet de la norme C15-100. Aujourd'hui, tu voulais justement parler d'un sujet qui te tient beaucoup à coeur puisque la sécurité électrique des piscines, c'est un sujet qui est vraiment très important, mais tu vas nous détailler pourquoi. Pour commencer sur cet épisode, peux-tu nous rappeler quelles sont les normes électriques pour les piscines ?

MM : Il n'y en a que deux, c'est facile. Il y a la C18-510 qui est celle liée à la sécurité des personnes, c'est-à-dire tout ce qui touche au matériel de sécurité, à la formation, aux procédures de sécurité lorsqu'on fait une intervention. Et puis, la fameuse norme C-15-100, que tout le monde connaît plus ou moins maintenant, quand même, qui régit les installations électriques. Comment doivent être faites les installations électriques, dont un tout petit paragraphe, tout récemment, depuis 2024, sur le pool-terre.

PMK : C'est vrai qu'on l'avait abordé lors de deux épisodes de Pool Pro Time. Et donc, ces deux normes-là, électriques pour les piscines, est-ce qu'elles sont d'application obligatoire ou pas du tout ?

MM : Alors, oui. D'ailleurs, ça fait partie des seules normes qui sont obligatoires. Les normes électriques sont obligatoires parce qu'elles découlent d'une loi. Il y a également la loi sécurité sur l'obligation de mettre un système de sécurité, que ce soit une alarme, un abri, etc. Ça, ça découle de loi. Et tout ce qui découle de loi, c'est de fait obligatoire. Contrairement à des normes, je prendrais la norme par exemple sur la pose de membrane. Ce sont des recommandations. Et en l'absence de désordre, s'il n'y a pas de problème sur la membrane, qu'elle ne fuit pas par exemple, un client ne va pas pouvoir dire au piscinier, vous n'avez pas posé la membrane conformément à la norme, donc vous me la refaites. Alors qu'en électricité, oui, si ce n'est pas fait conformément à la norme, on doit mettre à jour, même s'il n'y a pas eu de problème, même si tout va bien, on doit se mettre en conformité.

PMK : Concrètement, qu'est-ce que ça implique pour les gérants au quotidien ?

MM : Alors, ça dépend de quoi on parle. Si on prend la norme C15-100, c'est la manière dont on a fait l'installation. Par exemple, on parlait du pool-terre, ça peut être tout simplement de mettre les bonnes protections sur une installation et ça engage bien sûr la responsabilité du technicien qui réalise les installations parce qu'il y a des personnes qui vont les utiliser. Là où ça se complique un peu, déjà je ne suis pas certain que tout le monde ait entendu parler de la norme de la C18-510. Celle-ci, elle est beaucoup moins connue. Et pourtant, elle régit tout ce qui est la sécurité du personnel quant à la formation, quant aux procédures de sécurité et à la formation. Et là où les gérants particulièrement ne se rendent souvent pas compte, c'est qu'on prend un technicien, il nous affirme qu'il sait faire des dépannages électriques, on l'envoie naturellement, sans trop se poser de questions, faire un dépannage. Et là, le gérant prend des risques s'il n'a pas quand même pris un certain nombre de précautions, déjà de s'assurer qu'il possède l'habilitation qui est en phase avec les tâches qui vont lui être confiées et ensuite qu'il a les compétences. Donc là, ça engage directement, comme on parlait que ça découle d'une loi, ça engage directement la responsabilité personnelle du gérant.

PMK : D'accord, donc selon toi, c'est une des grandes obligations pour les dirigeants, c'est vraiment qu'il y ait une habilitation des personnes qui vont intervenir sur les piscines, sur la partie électricité.

MM : Oui, alors les obligations ne touchent pas que la formation. Ça c'est pareil, ça commence à être assez connu des gérants, ils savent qu'il faut tous les trois ans leur faire passer ou repasser l'habilitation électrique, dans notre cadre d'activité à nous en piscine, en tout cas du technicien piscine qui installe des coffrets et qui est amené à dépanner ces coffrets ou alors à modifier l'installation parce qu'il rajoute un équipement, il faut qu'il soit habilité BR. BR, l'appellation exacte, c'est chargé d'intervention. Il faut qu'il possède cette habilitation.

PMK : Tu nous as cité quelques matériels, mais c'est quoi la liste vraiment des matériels à avoir et comment peuvent se fournir les dirigeants ?

MM : Alors, il y a trois familles de matériel obligatoire dans le cadre d'une habilitation BR, donc quand quelqu'un intervient dans le cadre du SAV ou de l'installation. La première chose, c'est qu'il faut un VAT. Ça, c'est pour la partie mesure. Ensuite, l'autre famille, c'est les EPI. On les a cités tout à l'heure. Là, c'est quelque chose qu'on trouve assez facilement dans les fournisseurs de matériel électrique. Tapis, gants isolant bien sûr, et à minima lunettes, mais le mieux c'est des écrans, ça se trouve assez facilement. Et puis ensuite, il y a la famille des verrouillages. Là-dessus, c'est un peu plus compliqué pour le gérant et le technicien de trouver des kits qui permettent de verrouiller l'ensemble du matériel qu'on trouve nous en piscine. Par exemple, chez un fournisseur comme Rexel ou Yes Electric, etc., on a des kits qui sont plus axés sur du matériel électrique industriel que domestique, et nous on est un peu entre les deux. On a beaucoup de domestique et on a une partie qui relève de l'industriel comme les disjoncteurs moteurs. Donc là-dessus, au centre de Pierre Latte, on a eu une réflexion et on s'est rapproché d'un fournisseur pour qu'il élabore un kit avec uniquement les références qui concernent le piscinier. Ça permet de ne pas acheter un kit où la moitié des choses ne servent à rien et puis l'autre moitié, il en manque. Donc là, on a fait un boulot assez sympa.

PMK : Du coup, tu es en train de nous dire, Manu, qu'il y a justement tout un pack avec tous les éléments nécessaires pour des interventions électriques sur des piscines en lien avec la norme NFC 18510. Est-ce que tu peux nous donner le nom de fournisseur ?

MM : Oui. Ce que je dis là, ça concerne uniquement les systèmes de verrouillage. On a fait assembler une trousse avec tous les petits verrouillages nécessaires à ce qui nous concerne, à une société qui s'appelle Electroworld 26.

PMK : Et justement, quelles sont les conséquences en cas de non-respect de ces deux normes obligatoires ?

MM : Alors, elles peuvent être graves et c'est ce que ne réalisent pas bien souvent les gérants. Si un employé a un accident électrique, il va y avoir une enquête de la DIRECCTE, comme dans tous les accidents qui peuvent être parfois graves, voire même mortels. Enquête de la DIRECCTE, si l'employé a été formé, si l'employé disposait du matériel nécessaire, alors c'est un accident. Si par contre l'employé n'a pas été formé, qu'il ne disposait pas du matériel nécessaire, à ce moment-là c'est une négligence. Mais ce n'est pas une négligence qui va coûter des sous ou qui va viser l'entreprise. On en a parlé tout à l'heure, ça découle d'une loi et comme on sait, nul n'est censé ignorer la loi. Et là, la responsabilité, elle est pénale. Pénale, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à partir du moment où un patron, un gérant, n'a pas pris ses deux précautions de formation et de mise à disposition du matériel, déjà, en cas d'accident, il n'est pas assuré. Donc, c'est une première conséquence quand même assez lourde, puisque si quelqu'un perd un oeil, par exemple, parce qu'il a pris un court-circuit dans la figure, ou que ça peut être la mort, soyons clairs. À ce moment-là, il n'est pas assuré et c'est sa responsabilité personnelle qui est engagée, ça veut dire sa trésorerie perso, sa maison, voire même ça peut aller jusqu'à du pénal. Le pénal, c'est la prison, ça peut aller jusqu'à la prison. Donc, ce n'est pas à prendre à la légère. Il y a déjà eu des cas, pas en piscine que je sache, mais on est à l'abri de rien. Mais cet aspect-là, pour être directeur du centre de formation de Pierre Latte, je trouve qu'il est relativement pris à la légère parce qu'on reçoit, en deuxième habilitation, parce que l'habilitation, elle est renouvelable tous les trois ans. En deuxième habilitation. Et puis, on voit qu'ils reviennent sans matériel. On leur pose des questions à la machine à café. On dit alors, c'est bon, vous êtes équipé, machin. Ah ben non. Non, non, on a fait la formation et du moment qu'on a le sésame, c'est bon. On s'est débarrassé de cette obligation et puis voilà. Bon, ce n'est pas tout à fait comme ça qu'on doit voir les choses. Il faut le voir comme quelque chose de positif déjà, puisque la formation, l'avantage, c'est qu'on a une relative harmonisation des formations de dépannage électrique dans les centres de formation de piscine en France, et que déjà, ce sont de vraies formations techniques. Ça veut dire qu'on leur apprend à dépanner. Donc ça, ce n'est pas du luxe dans notre monde de piscinier, parce qu'il y a quelques domaines de compétences qui font peur dans le métier. L'électricité en fait partie, souvent. Donc, ça aide déjà à garder la compétence du personnel, mais surtout, là où c'est vrai que ça me fait un peu peur, c'est qu'ils reviennent trois ans plus tard, ils n'ont pas le matériel, par exemple. Donc, c'est bien la preuve que certains gérants ne prennent pas conscience de la gravité que ça peut avoir. Voilà. Et ça, c'est un message que je veux faire passer vraiment à tous les gérants. Ça ne coûte pas grand-chose. Un trousseau de verrouillage, ça doit coûter dans les 90 euros. Un VAT, on peut en trouver entre 50 et 100 euros. Les EPI, il y en a pour 150 euros. On va dire que pour 300 euros, une équipe est complètement opérationnel, en sécurité. Il se prémunit de problèmes qui peuvent être graves et engagés. Vraiment, c'est la responsabilité personnelle. Là-dessus, je voudrais vraiment insister. C'est pour ça que je suis un peu long.

PMK : En effet, Manu, tu touches un point important, justement. C'est qu'il y a des choses qui sont mises en place, qui sont réglementaires, d'applications obligatoires pour, déjà, la protection de la santé et puis aussi pour la protection de la vie de façon générale parce qu'effectivement, d'après ce que tu dis, ça peut avoir des conséquences très lourdes et ça peut briser des vies. Et selon toi, d'après ce que j'ai compris, il y a deux grandes obligations pour les dirigeants. Déjà la première, la notion de formation et d'habilitation, et la deuxième, la notion de matériel. Si on approfondit un petit peu plus sur le sujet de l'habilitation, qu'est-ce que c'est concrètement ? Comment ça se passe ? Tu as dit qu'il fallait se former tous les trois ans. Qu'est-ce que tu peux nous dire à ce sujet ?

MM : Alors, l'habilitation, je vais la comparer à un permis de conduire. C'est un peu le permis de conduire de l'électricité. C'est-à-dire qu'un patron qui forme un employé, il l'envoie en formation pour sa propre sécurité. L'employé repart avec une habilitation personnelle. En fait, c'est une attestation de formation, une attestation de réussite à une formation de sécurité électrique. Le patron, ensuite, décide de l'habiliter ou pas. Je m'explique. Le technicien, il a son permis, son permis de conduire de l'électricité. Il arrive chez un patron, il lui dit, ok, vous avez la formation, voilà le matériel. Je vous habilite. C'est le patron qui habilite in fine. Ça, c'est une finesse du dispositif. C'est-à-dire, évidemment, que ça tombe sous le sens. Si l'employé change d'entreprise et que cette entreprise recrute un nouveau technicien, il faudra à nouveau qu'il s'assure qu'il a le permis de conduire l'électricité. Un patron peut décider tout à fait à l'inverse, j'ai envie de dire, toujours pour sa propre responsabilité. Ce n'est pas parce qu'il a le permis de conduire qu'il va lui laisser conduire un camion. Je m'explique, il peut y avoir des problèmes d'alcool. Il peut y avoir des problèmes, par exemple, qu'un employé a déjà abîmé trois camions. Et malgré qu'il a le permis de conduire, il décide de ne pas le laisser conduire. Eh bien, l'habilitation, c'est pareil. Quelqu'un peut tout à fait, on a deux techniciens, trois techniciens. Ils sont tous habilitables. Le patron peut décider. Moi, dans l'équipe, j'habilite monsieur untel à intervenir dans les coffrets électriques. Pourquoi ? Parce que peut-être il a plus d'expérience, parce que peut-être les autres ont déjà fait des bêtises. Pour x raisons, c'est de la responsabilité du patron. Donc, un employé qui passe la formation d'habilitation, il devient habilitable chez son patron. Et s'il part de chez son patron, il devient habilitable avec son nouveau patron. Mais c'est quelque chose de nominatif. L'habilitation est nominative.

PMK : Et l'habilitation, elle se donne comment ? En fait, elle est contractuelle ? C'est un avenant au contrat ? Ça se rajoute dans le contrat de travail ? Comment est-ce que le patron dit qu'il habilite vraiment son salarié ?

MM : Il y a un document à remplir. Il y a la fameuse carte verte. Donc ça, il suffit d'aller sur le référentiel de la C18-510. C'est quelque chose qui est courant, qu'on trouve facilement sur Internet. C'est habilitation. Par contre, évidemment, le patron doit habiliter uniquement si l'attestation de formation à l'habilitation BR est valable chez son technicien et en cours de validité.

PMK : Ok. Au niveau de la formation, justement, où est-ce qu'ils peuvent se former ?

MM : Un gérant a le choix de former son employé là où il veut au niveau de l'habilitation. Ça peut être dans une APAVE, DEKRA, SOCOTEC, etc. L'inconvénient de ce type de formation qui sont valables, attention, au niveau de la sécurité, ça fait le job, comme on dit, c'est que ça s'adresse à tout le monde. C'est-à-dire qu'on va y trouver des électriciens, des plombiers, un peu de tout. Et donc, le contenu de formation, il y a un modèle standard dans l'éducation nationale, qui est repris d'ailleurs par tous ces organismes que je viens de citer, ils pratiquent devant les armoires à bilis, qu'on appelle. Et c'est une grande armoire de 2 mètres où ils vont manipuler des disjoncteurs qui ne verront plus jamais de leur vie. Donc le parti pris des centres de formation tels que celui de Pierre Latte, ça peut être à Pierre Latte, ça peut être chez CAF Formation, nos partenaires à Montpellier, à Toulouse, ça peut être WFE Formation. On a tous le même format, le support est le même. D'ailleurs, on s'est concerté, on s'est mutualisé ce format de formation. Là, par contre, c'est une vraie formation. On a pris ce parti-là de faire une vraie formation au dépannage électrique, pas que à la sécurité. Pourquoi ? Parce que comment se mettre en sécurité quand on ne maîtrise pas ce qu'est le dépannage électrique ? Ce n'est pas possible. Alors oui, on va pouvoir se mettre en sécurité de manière excessive, j'ai envie de dire, c'est-à-dire de mettre, comme dirait certains, ceintures et bretelles. On ne fait plus rien et voilà, ce n'est pas le but non plus. Donc nous, on a pris le parti, le centre de formation de piscine, de faire une véritable formation au dépannage électrique dans laquelle étaient inclus les savoirs. Il y a des savoirs obligatoires avec un taux de réussite obligatoire et aussi les tâches obligatoires. Il y a un certain nombre de tâches qu'il faut avoir effectuées pour pouvoir valider l'habilitation. Donc, la réponse à où est-ce qu'on peut passer l'habilitation à n'importe quel organisme officiel qui le propose. Mais je dirais aux gérants qui nous écoutent, de préférence, envoyez vos salariés dans les centres de formation de piscine parce qu'ils vont pratiquer du matériel et apprendre les méthodes de dépannage sur ce qu'ils voient tous les jours. Et ça, c'est intéressant, c'est une plus-value.

PMK : Oui, c'est quand même un avantage qu'il y a justement sur les centres de formation spécialisés dans l'univers de la piscine. Et justement, tu parlais du matériel. Je crois que c'est une des grandes obligations pour les dirigeants d'entreprise que de fournir le matériel, si j'ai bien compris.

MM : Les trois familles qu'on a dit sont absolument obligatoires. Il n'y a pas d'option. C'est donc les EPI, l'équipement de protection individuelle, un VAT et non pas un voltmètre. Voilà, ça, c'est obligatoire. Et puis, le nécessaire. Quand je dis le nécessaire, c'est tous ces petits équipements, ce kit de verrouillage permet de verrouiller tous les cas de figure de toute ou partie de l'installation. Ça, c'est l'obligation du gérant, faute de quoi sa responsabilité pénale peut être engagée.

PMK : Tu considères que justement, vu que l'habilitation est nominative, est-ce que chaque personne habilité de par la formation et de par la décision de son patron doit avoir justement tout le matériel ou est-ce que l'entreprise peut avoir un seul matériel ? Qu'est-ce que tu conseilles ?

MM : Alors là, il n'y a pas de réglementation là-dessus sur la quantité de matériel qu'il faut avoir selon le nombre de personnes, mais c'est une question de bon sens. Je dirais qu'à minima, un ensemble de matériel de sécurité par véhicule. Parce que comme ça, même s'ils sont deux dans le véhicule, il y en aura au moins un qui peut s'équiper pour faire les opérations et ne pas engager la responsabilité du gérant. Après, bien sûr, si chacun a son matériel, c'est tant mieux. Mais je dirais qu'à minima, c'est un ensemble par véhicule.

PMK : Ok, super pour ces informations. Si je dois conclure, Manu, et si je comprends bien, il y a deux grandes obligations. L'habilitation... la fourniture de l'équipement. Et effectivement, si ces deux éléments-là ne sont pas respectés, les conséquences peuvent être très graves pour les dirigeants d'entreprise, pour les salariés, bien sûr, puisque c'est protéger leur santé, leur vie, mais aussi celle de leur employeur.

MM : Oui, c'est exactement ça, Pauline. La responsabilité pénale du gérant est engagée. Donc c'est lui et sa famille, clairement, qui sont concernés. Je les encourage à être vigilants, d'ailleurs. On a fait un article à ce sujet sur le Spécial Pro 67. C'est un article qui reprend toutes ses obligations, les obligations de l'employeur. Et même si les gérants veulent tester leur connaissance au niveau sécurité et au niveau responsabilité, il y a même un quiz. À la fin, un quiz assez ludique. Je dirais que c'est un petit challenge sympa d'une quinzaine de questions de mémoire que chaque gérant peut faire. Il est à la fin du magazine.

PMK : Super et cet article est un bon complément de cet épisode de podcast qu'on enregistre ensemble. Merci beaucoup Manu pour tous tes conseils et ton partage d'expérience. Tu connais le rituel maintenant. Pour finir cet épisode, je vais te laisser le mot de la fin.

MM : Alors le mot de la fin, il va être encourageant pour toi Pauline. La première fois que tu m'as parlé d'un podcast, j'y croyais pas. J'y croyais pas, je me suis dit mais le podcast qui va écouter ça. Et puis, en fait, je me suis aperçu, j'ai eu beaucoup de retours. On m'a dit, je t'ai entendu sur le podcast, etc. Et au final, très complémentaire avec les articles qui sont écrits parce que ça ne touche pas les mêmes personnes ou ça vient complémenter. On s'est aperçu que lorsqu'on rédige un article technique, on essaie d'être le plus précis possible, mais ça a des avantages. Mais ça a l'inconvénient que souvent, c'est lu en diagonale. Et finalement, les lecteurs prennent parfois plus le temps d'écouter le podcast que de lire. Donc voilà, j'ai eu beaucoup de retours positifs. En tout cas, félicitations parce que tu avais raison.

PMK : Merci en tout cas pour tes encouragements et puis à très bientôt, j'espère, dans un prochain épisode.

PMK : Ce n'est pas un sujet simple, la sécurité électrique des piscines, mais c'est un thème à rappeler, surtout avec l'évolution des normes obligatoires. Si cet épisode vous a interpellé, je vous conseille de relire l'article que Manu avait rédigé dans le Spécial Pros numéro 67 du mois d'avril 2026. Vous pouvez retrouver cet article aussi en ligne sur le site EurospaPoolNews.com. À bientôt dans un prochain épisode !


Merci aux Salins du Midi pour leur soutien à cet épisode de POOL PRO TIME. Avec la gamme AquaSwim, ils mettent à disposition des professionnels du spa et de la piscine un produit multifonction et efficace pour une eau toujours plus saine. Pour en savoir plus, rendez-vous sur [https://www.experts-eau.com/].


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Hâte de vous retrouver dans le futur épisode, à bientôt !